Lhistoire du CroBidou, de 1950 à aujourdhui

Il était une fois, dans les années 1950, une jolie idée venue du cœur… celle de créer un lieu d’accueil, simple et sincère, où l’on se sentirait bien.

Années 1950

La naissance du Cro-Bidou

Nos grands-parents, Marie-Sylvie et Daniel Christin, enfants du pays, tombent amoureux de ce coin de nature préservé et décident d’y construire Le Cro-Bidou, au milieu des prés, face au lac de la Beunaz. Avec courage et beaucoup de cœur, ils posent les premières pierres de ce qui deviendra une maison chaleureuse et vivante.

Les premiers clients

La cuisine de Mimi

Dès le départ, l’hôtel se veut un lieu de rencontres et de partage. Les premiers clients sont accueillis comme des amis, et nos plats emblématiques, signés notre mamie Marie-Sylvie – pour les intimes « Mimi » – régalaient déjà les hôtes. Aujourd’hui encore, vous pouvez découvrir ses recettes secrètes, qui ravivent les papilles et font voyager les souvenirs.

Le Lac & les saisons

Un lieu vivant, été comme hiver

Autrefois, l’hiver, l’hôtel se remplissait de rires avec les classes de neige, et derrière la maison, dans les champs, un petit téléski permettait aux enfants de faire leurs premières glissades. L’été, on traversait le chemin, serviette sous le bras, pour aller se baigner, attraper des écrevisses… ou apercevoir le brochet, roi du lac.

Aujourd’hui encore, se baigner et pêcher restent un vrai plaisir pour nos visiteurs, et le lac rythme toujours la vie de l’hôtel, offrant une ambiance douce, relaxante et paisible.

Dans les années 1950, le lac doit aussi beaucoup à André Caza, qui contribue à révéler tout son potentiel. En aménageant la plage et en développant les premières activités de loisirs, il transforme ce lieu naturel en un espace vivant et apprécié, où les familles viennent se détendre et profiter de la nature.

Années 1990

Le développement du domaine

Leur fils, Thierry Christin, et son épouse Michèle reprennent l’aventure, développant le domaine et consolidant l’esprit familial qui fait la renommée de l’établissement. Ils construisent également des chalets autour de l’hôtel, au sein du domaine privé et du parc du Cro-Bidou, offrant à nos visiteurs un séjour plus indépendant tout en gardant la proximité de l’hôtel.

Les clients peuvent profiter de leur espace en toute liberté, avec la présence de l’équipe à côté si nécessaire.

2023

Meryl reprend le flambeau

En 2023, Meryl, la fille aînée, reprend à son tour le flambeau, accompagnée de ses parents. À seulement 29 ans, elle souhaite poursuivre le travail de ses grands-parents, dont elle était très proche, en particulier sa mamie Mimi, et continuer de rendre fiers ses parents. Passionnée par ce lieu et cette aventure, c’est elle qui vous accueillera chaleureusement au Cro-Bidou.

Aujourd’hui

Un lieu emblématique

Le Cro-Bidou est un lieu emblématique, où son histoire unique et ses prestations raffinées font se rencontrer élégance et esprit familial. Le lac de La Beunaz, ouvert dans les années 1950 également dans la même période que notre hôtel sur l’initiative de « Caza » qui l’a aménagé pour la baignade et animé pour le public et permettant à notre clientèle d’en profiter grâce à son immédiate proximité. Sur place, vous découvrirez aussi notre légende enchantée… et vous croiserez peut-être nos écureuils, symboles de notre établissement, nombreux dans le parc et toujours curieux des visiteurs !

Quand vous arrivez au Cro-Bidou, vous n’entrez pas simplement dans un hôtel trois étoiles entièrement rénové, vous découvrez son histoire et sa famille. Vous entrez dans une maison vivante, un endroit où l’on prend le temps, où l’on respire, où l’on se retrouve… et où le lac reste toujours là, comme au premier jour.

La Légende du Crobidou

Il était une fois, voici bien longtemps, un petit village qu'on appelait Ciriel, au milieu des grandes forêts recouvrant tout le pays de Gavot.

C'était bien avant l'apparition du Christ en Orient et des Christins ou Chrétiens qui apportèrent sa doctrine jusqu'aux bords du Léman, et fondèrent la paroisse de St. Paul dont le nom remplaça celui de Ciriel.

Les gens adoraient alors le soleil et la lune, ils servaient de haches de pierre, les pointes de leurs flèches étaient en silex.

Dans la profonde futaie et sur les pentes d'Oche il y avait des chamois, des bouqetins, des marmottes et beaucoup de petit gibier, mais aussi des loups et des ours, sans oublier les terribles loups-cerviers (les lynx) qui grimpaient aux arbres.

Au printemps d'une lointaine année, un affreux ours venait jusqu'au village pour chercher sa pâture. Les hommes les plus vaillants n'arrivaient pas à le tuer.

Le chef avait pourtant promis sa fille, la jolie Bedouma, à celui qui en débarasserait le pays.

Or il y avait un beau garçon, nommé Bidou, fils de la Nanna; nonchalant, perdant son temps à tresser des crins de cheveux, de la oabla, ou des fils de laine de couleur, oubien scupltant d'étranges animaux dans des bouts de bois. Pas content, son père disait à la Nanna : "allons sauve Bidou, fais le travailler voyons ! ... Ah ! c'est pas notre pauvre Bidou qui serait capable de tuer l'ours !"

Mais le Bidou était fier, et, de plus, il trouvait la Bedouma à son goût ! Tout malin, quoiqu'on en dise, il lâcha pour un moment ses traissages et ses sculptures, il creusa une fosse qu'il recouvrit de branchages, de terre et de feuillage, à un endroit où il savait que le fauve passait.

Puis, ayant pris des nids d'abeilles sauvages, il sema une trainée de miel pour attirer l'ours dans la tente ou il avait établi sa trappe.

L'affaire réussit à merveille, l'ours tomba dans le trou de Bidou.

Il le laissa jeuner pour l'affaiblir, puis le lia et le musela soigneusement avec ses meilleures ficelles tressées. Il le sortit du "Crot", l'amena au chef du village, au grand ébahissement de toute la peuplade.

Plus besoin de dire à la Nanna : sauve Bidou, mais plutôt de déclarer bravo Bidou le malin.

Il épousa la fille du chef, et ils eurent beaucoup d'enfants; et dès lors l'endroit où fut capturé le terrible fauva garda le nom patois de "Cro-Bidou".

La Matilde